La consommation d’héroïne se banalise en France.

Libération évoque la « rare » série de 26 cas de surdoses d’héroïne survenue dernièrement en Ile-de-France. Ces overdoses n’ont pas provoqué de décès et « les jours des victimes, le plus souvent plongées dans le coma, n’ont pas été mis en danger », explique le journal. Les premières investigations laissent supposer que ces surdoses pourraient être dues à un mélange d’héroïne et de médicament anxiolytique. Revenant sur cet évènement, La Croix s’inquiète de la « banalisation croissante » de l’héroïne. « On assiste en particulier à un développement de son usage dans le milieu festif techno, où certaines personnes n’ont pas conscience de la dangerosité potentielle de ce produit », indique Etienne Apaire, président de la Mission interministérielle contre la drogue et la toxicomanie (Mildt). « On estime à environ 360 000, le nombre d’expérimentateurs d’héroïne en France, c’est-à-dire de personnes en ayant consommé au moins une fois dans leur vie », ajoute le quotidien. Jean-Michel Costes, directeur de l’Office français des drogues et des toxicomanies (OFDT) chiffre pour sa part à « 60000, le nombre d’usagers plus ou moins réguliers dans notre pays ».