Le « positive eating » fait mieux que le régime

Tandis qu’un reportage d’Envoyé spécial s’intéressait hier au phénomène du « slow food » (versant opposé au « fast food »), le Nouvel observateur publie un article sur l’émergence d’une tendance chez les Américains : réapprendre le plaisir de manger. Pendant un certain temps, l’alimentation américaine a semblé piégée entre la malbouffe et les produits « fat-free», « low-carbohydrates » ou plus généralement « light ». Les bons produits non transformés étaient en quasi voie d’extinction dans les rayonnages des supermarchés. Or, depuis peu, les Américains semblent redécouvrir les aliments frais, fruits, légumes et céréales complètes. Et avec eux, ils réapprennent l’intérêt de cuisiner. En somme, explique l’auteur de l’article, « les gens se sont rendu compte que l’intérêt démesuré pour les produits light, sans graisses, sans sucre n’ont pas résolu leurs problèmes de poids, ils ont alors décidé de laisser tomber tout ça pour revenir à une approche différente de l’alimentation, le positive eating». Résultats : le pourcentage d’américains « au régime » est à la baisse. En 1990, 39 % des femmes et 29 % des hommes déclaraient suivre un régime, contre 26 % des femmes et 16 % des hommes aujourd’hui. Et si le « positive eating » était la réponse aux problèmes d’obésité aux Etats-Unis ? Une étude américaine de 2007 le suggère : des chercheurs ont suivi 97 femmes obèses, réparties en deux groupes, les unes suivant un régime restrictif interdisant tous les aliments riches en graisses, les autres consommant plus de fruits et légumes. Au bout d’un an les participantes du deuxième groupe avaient perdu 8 kilos, soit 20 % de plus que les volontaires au régime sans graisses.