A une semaine de l’ouverture des négociations conventionnelles entre l’assurance-maladie et les syndicats de médecins le 25 septembre, Nicolas Sarkozy entend obtenir « des contreparties concrètes à la revendication des médecins de voir augmenter leurs honoraires de 1 euro », constate Le Monde. En échange d’une revalorisation du C, « les libéraux doivent accepter une régulation pour mieux répartir les médecins sur le territoire » et la mise en place d’un secteur optionnel, pour tenter de limiter les dépassements d’honoraires des praticiens du secteur 2″, indiquent Les Echos.
Pour Le Monde, Nicolas Sarkozy emploie « une tactique similaire à celle qu’il avait appliquée avec les partenaires sociaux dans les entreprises de la fonction publique », à savoir « mettre une épée dans le dos des syndicats de médecins pour les forcer à négocier, menaçant de légiférer si aucun résultat n’est obtenu ». « Nous avons trop longtemps laissé les professions de santé autogérer leur démographie. il est temps d’agir et de faire des choix », a notamment déclaré le chef de l’Etat. Pour favoriser une meilleure répartiton de l’offre de soins sur le territoire, ce dernier s’est par ailleurs dit « favorable à l’octroi de meilleurs tarifs aux médecins s’installant en zone rurale fragile ou en banlieue difficile », précise La Tribune.