L’évolution du métier de pharmacien entre les mains des députés

Les officinaux comptent bien sur la future loi Hôpital, patients, santé et territoire (HPST), actuellement débattue à l’Assemblée nationale, pour faire évoluer leur exercice. Après un travail en commun de l’Ordre, des syndicats, de l’Association de pharmacie rurale (APR) et du Collectif des groupements pour définir de nouveaux rôles pour la profession, quatre amendements ont été proposés au projet de loi. Pour le moment, deux seuls ont été retenus par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale : inscription du conseil pharmaceutique dans les soins de premier recours, et définition des missions des pharmaciens dans le code de la santé publique.

La contribution des officinaux aux soins de premier recours et leur participation à la coopération entre professionnels de santé, ainsi qu’au service public de la permanence des soins sont ainsi des rôles en passe d’être reconnus. Si l’idée du pharmacien traitant et la possibilité de dispenser des services à la personne ont été écartées, les organisations professionnelles ont redéposé les amendements recalés, qui seront, cette fois, discutés en séance.