Didier Rase: Encore une affaire d’hormones !

L’acné qui est une véritable pathologie chez l’adolescent persiste parfois chez l’homme adulte sous forme d’imperfections cutanées. Souvent moins dramatique, cette forme récurrente n’en est pas moins gênante. De quoi s’agit-il ?

Encore une affaire d’hormones !
L’acné est une maladie des glandes sébacées qui se situent à la racine des poils. Elle est due à l’action d’une bactérie (p.acnes) dont le développement est favorisé par une production excessive de sébum. C’est la DHT, un métabolite de la testostérone, qui provoque cette hyperséborrhée. C’est pourquoi elle s’observe particulièrement à la puberté, période où une soudaine « poussée » de l’hormone androgène provoque la masculinisation de l’individu. La peau devient luisante, les pores se dilatent, des points noirs apparaissent, puis des lésions inflammatoires (papules et pustules). Les victimes du phénomène se consoleront en apprenant qu’il est signe de virilité. Le traitement le plus courant fait appel à la vitamine A acide, très agressive pour la peau.

Récurrente chez certains adultes
La forme pathologique de l’acné disparaît généralement après la puberté. Chez une proportion non négligeable d’adultes, elle persiste pourtant sous forme d’imperfections de la peau, notamment au niveau du visage : peau d’orange, surépaisseurs, boutons…
Plus ou moins disgracieuses et gênantes pour le rasage, elles traduisent le plus souvent une action excessive de l’enzyme 5-a réductase qui dégrade la testostérone en DHT. Le soin le plus efficace consiste à inhiber l’action de cette enzyme, tout en débarrassant l’épiderme de ses impuretés et de l’excès de sébum. Pour ce type de soin à long terme, la difficulté est de ne pas altérer son film hydrolipidique protecteur de la peau.