Certains de nos contemporains consacrent une partie importante de leur vie à rechercher la présence de substances aux propriétés anti-oxydantes. Que ce soit dans l’alimentation ou dans les produits cosmétiques, ils estiment que l’existence de ces éléments est la garantie d’une vieillesse plus belle. Ces férus d’anti-oxydant auront découvert l’origine de leur quête en lisant un article paru hier soir sur le site de Sciences et Avenir.
« En 1956, Denham Harman, un biologiste et gérontologue a proposé une théorie du vieillissement, faisant des dégâts provoqués par les radicaux libres et les dérivés réactifs de l’oxygène, le principal facteur de sénescence. Cette théorie prévaut depuis plus de cinquante ans», explique le site de la revue scientifique. Mais à peine auront-ils mis un nom sur leurs convictions les plus fortes que vos patients auront dû se résoudre à les abandonner.
Après ce petit rappel historique, Sciences et Avenir s’emploie en effet à remettre en cause cette théorie par l’évocation d’une « étude publiée en ligne dans la revue Genes & Development». Ces travaux qui « conduisent à tempérer (…) les vertus supposées des anti-oxydants dans la lutte contre l’âge» ont consisté à « manipuler, chez le ver, les gènes contrôlant les mécanismes de défenses naturels contre les radicaux libres».
Grâce à ces modifications génétiques, ils ont pu observer qu’entre « les vers dépourvus de capacités antioxydantes et ceux dont les gènes étaient le plus exprimés, la différence de longévité était minime». L’effondrement des certitudes si bien ancrées de vos patients quant aux bienfaits des anti-oxydants deviendra irrémédiable avec l’ultime précision du journaliste qui indique : « Cette expérience, qui confirme des résultats récents obtenus sur des souris à l’université du Texas, prouve que le stress oxydatif n’est sans doute pas le seul facteur de vieillissement et probablement pas le principal».
Le rôle du stress oxydatif dans le vieillissement…
Publié le: 5 décembre 2008Catégorie: Conseils