Quelle dose d’exercice pour améliorer la qualité de vie ?

L’exercice physique régulier est largement prôné dans une optique de prévention primaire, voire secondaire, tout particulièrement en cas de surcharge pondérale, de désordres métaboliques ou encore de facteurs de risque divers.

L’objectif est le plus souvent de réduire le risque de maladie cardiovasculaire. Accessoirement, il s’agit aussi d’améliorer la qualité de vie (QdV), mais dans ce cas, comment y parvenir ? L’idéal serait de préconiser la fréquence, la durée ou encore l’intensité des séances d’entraînement physique, mais c’est là ou le bât blesse, car il n’est guère d’études convaincantes, notamment d’essais contrôlés qui permettent de répondre à cette problématique. Aucune relation de type dose-réponse n’a pour l’instant été mise en évidence, ce qui fait tout l’intérêt d’une étude récente.

Il s’agit de fait d’une étude randomisée dans laquelle ont été incluses 430 femmes ménopausées sédentaires. L’indice de masse corporelle, au sein de cette cohorte, était compris entre 25,0 et 43,0 kg/m2 et une élévation de la pression artérielle systolique était fréquente. Quatre groupes ont été constitués en fonction de l’intensité et de la durée des exercices physiques, soit 50 %, 100 % et 150 % des recommandations visant une amélioration de la QdV. Les protocoles ainsi élaborés ont été appliqués pendant 6 mois.

Une autre classification des groupes, plus parlante a reposé sur le nombre de kilocalories/kg de poids dépensés chaque semaine par les participantes, soit respectivement 4 (n=147), 8 (n=96) et 12 (n=95). Les 92 femmes restantes ont constitué le quatrième groupe, celui des témoins, en l’absence d’activité physique encadrée. Huit aspects de la QdV physique et mentale ont été évalués à l’état basal et 6 mois plus tard, au moyen de questionnaires adaptés, issus de la SF-36 (Short form Health Survey).

La comparaison intergroupe a révélé que tous les composants mentaux et physiques de la QdV, à l’exception des douleurs corporelles, s’amélioraient sous l’effet de l’entraînement physique, selon une courbe de type dose-réponse (p<0,05). La «dose d'exercice» a d'ailleurs été la variable la plus prédictive des variations de la QdV (p<0,05). Les doses les plus élevées sont celles qui ont conduit à l'amélioration la plus marquée des caractéristiques mentales et physiques de la QdV. La prise en compte de la perte de poids n'a eu aucun effet sur l'association entre exercice et QdV.

Source: Martin CK et coll. : Exercise Dose and Quality of Life A Randomized Controlled Trial. Arch Intern Med. 2009;169:269-278.

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