Et si je manquais génétiquement de potassium, docteur ?

La nutrition et la génétique sont pour un grand nombre de patients les volets les plus fascinants de la médecine moderne. Pour peu que ces disciplines soient liées et qu’elles se conjuguent pour mettre en évidence un facteur de risque cardiovasculaire et vous êtes quasiment certain que vos patients évoqueront ce sujet avec vous. L’article du site Destination Santé, ce mercredi 12 novembre, contenait tous ces arguments. « Trop de chlorure de sodium – ce que nous appelons du sel… – dans l’organisme, c’est augmenter le risque d’hypertension artérielle (HTA). Cela, vous le savez. Mais savez-vous que le fait d’avoir des apports insuffisants en potassium peut également être dommageable ? » interroge en guise d’introduction l’article. Cette information est tirée d’une étude menée par une équipe texane qui a mis en évidence un « lien direct entre une faible concentration de potassium dans les urines et le développement d’une hypertension artérielle ». Mais, la démonstration ne s’arrête pas là, car indique Destination Santé : « Les auteurs ont même isolé un gène (le gène WNK1), qui serait impliqué « d’une manière ou d’une autre » dans ce mécanisme ». Les conséquences pour tout un chacun se retrouveraient dans l’assiette : « Mieux vaut se procurer un sel appauvri en sodium et contenant du potassium (…) plutôt que de prendre des gélules de potassium dont le dosage serait moins facilement maîtrisé » recommande en effet le site.

Destination Santé, le mercredi 12 novembre 2008