Convaincue que le développement du générique est une source importante de financement de l’innovation thérapeutique, la Mutualité française demande à la Commission européenne de reconnaître le caractère anticoncurrentiel des stratégies des laboratoires princeps pour entraver le développement de ces médicaments. Pour faire contrepoids à ces stratégies, elle souhaite que des actions de communication soient mises en œuvre auprès des professionnels de santé. Elle propose également la prescription en dénomination commune internationale (DCI), la création d’un répertoire des équivalents thérapeutiques ou encore la reconnaissance des médicaments biosimilaires comme génériques.
Autant de propositions qui, pour la Mutualité, pourraient amener les laboratoires à allouer les ressources aujourd’hui déployées pour entraver la commercialisation des génériques vers leur cœur de métier, la recherche de molécules innovantes.