La haute teneur en eau du concombre (95 % de sa masse) en fait un aliment idéal en été : rafraîchissant et peu calorique. Mais là ne s’arrêtent pas les vertus du concombre. Il contient naturellement de la cucurbitacine C, dont « les principes actifs ont des propriétés anti-inflammatoires et peuvent inhiber la croissance des cellules cancéreuses in vitro ».
Problème : c’est également cette substance qui donne à cette plante potagère son amertume. Les concombres les plus appréciés des consommateurs sont donc généralement pauvres en cucurbitacine C. Pour espérer un effet anticancer, il faut donc se tourner vers des semences anciennes ou des variétés courtes et amères. La peau du concombre contient des composés phénoliques « ayant une légère activité antioxydante ainsi qu’une protéine appelée peroxydase qui, selon une étude publiée en 2002, pourrait réduire le risque cardiovasculaire, avoir des vertus antidiabète et protéger certains tissus de l’oxydation ». On a donc tout intérêt à manger le concombre entier, et ce d’autant plus que sa culture en serre ne nécessite que très rarement le recours aux produits phytosanitaires. S’il est déconseillé d’éplucher le concombre, il est encore plus impropre de le faire dégorger dans du sel car ce procédé tue une bonne partie de ses minéraux. Pour améliorer sa digestibilité, il faut plutôt retirer les graines centrales à l’aide d’une cuillère.
Le concombre, préférez-le entier.
Publié le: 10 juin 2009Catégorie: Diététique, Pharmacie