« Une première année dégradée, ce sont des études et un diplôme dégradés ». C’est ainsi que s’expriment les craintes des étudiants en pharmacie face à la réforme instituant une première année commune aux filières de santé (médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique). Ils demandent le report de cette réforme prévue pour la rentrée prochaine, et qui risque, selon eux, d’entraîner des sureffectifs en travaux dirigés et le recours trop fréquent à des visioconférences. Les étudiants, notamment les membres de l’ANEPF (Association nationale des étudiants en pharmacie de France), ont rejoint cette semaine les manifestations des enseignants-chercheurs, alors que des opérations « fac morte », avec des cours reportés ou tout simplement annulés, étaient organisées dans plusieurs villes.