Les officines de Guadeloupe et de Martinique en situation difficile

Avec la baisse de 3 % imposée sur les produits vignettés depuis mai 2008, la situation était déjà problématique pour les pharmaciens insulaires. Elle est devenue catastrophique, et certains craignent de ne pas s’en relever. Qu’il s’agisse de l’éducation, des transports, de la santé, de l’hôtellerie, de l’électricité, de l’eau…, la plupart des activités économiques de la Guadeloupe ne sont aujourd’hui plus en fonction. Et le blocage a gagné la Martinique, en grève, elle aussi, depuis une semaine. Les pharmaciens n’échappent pas à la crise.

Certains n’ont pas pu ouvrir leur officine depuis le début du mouvement ; pour d’autres, ce sont les manifestants qui les contraignent à fermer. Quant aux pharmacies ouvertes, elles sont confrontées à un fort déficit de clientèle, auquel s’ajoute l’absence de rentrées d’argent, les services de la Sécurité sociale étant paralysés.