On sait que depuis le 1er janvier, les délais de paiement sont revus à la baisse conformément à la disposition prévue par la loi de modernisation de l’économie (LME) adoptée en août 2008. Selon la LME, ces délais sont ramenés à 45 jours fin de mois ou à 60 jours à compter de la date d’émission de la facture. Les pharmaciens pensaient avoir obtenu un sursis, les Syndicats officinaux ayant signé un accord avec le LEEM (les Entreprises du Médicament), accord prévoyant une application progressive de la loi pour les médicaments de prescription médicale facultative, non remboursables et achetés en direct. Toutefois, pour devenir officiel, cet accord doit être approuvé par la DGCCRF, puis faire l’objet d’un décret. Or, la DGCCRF semble rechigner à valider ce type d’accord, pourtant prévu dans la LME.
Ainsi, les officinaux se voient appliquer les dispositions générales de la LME, ce qui, pour les représentants syndicaux, constitue une menace pour les trésoreries de nombreuses officines. Effectivement, le changement n’est pas anecdotique quand on sait que, selon l’AFIPA (Association Française de l’Industrie Pharmaceutique pour une Automédication responsable), les délais de paiement usuellement pratiqués pour les spécialités de prescription facultative étaient largement supérieurs à ceux des autres médicaments, allant de 180 jours, voire 360, pour les produits saisonniers (gamme hivernale, produits contre les allergies)… On est effectivement loin des 45 jours institués par la LME.
Source Le Quotidien du Pharmacien