Le 6 mai dernier, le Conseil d’Etat publiait son rapport sur la révision de la loi de bioéthique, rappelle Le Monde dans sa rubrique Décryptages Débats, et précise que « les propositions relatives au don et à la greffe d’organe sont passées inaperçues ». «
Le rapport n’évoque que peu les 13 000 malades en attente de greffe (tous organes confondus) en France et pas du tout les 220 personnes qui sont mortes en 2008 faute d’avoir été greffées à temps », relève le journal. « Or le don d’organe n’a de sens qu’en raison de son objectif : soigner des malades et sauver des vies. Ne considérer l’éthique que sous l’angle du don, en ignorant sa finalité, c’est faire peu de cas du devoir de solidarité et du droit à la santé des hommes, des femmes et des enfants qui attendent une greffe ». Pour les auteurs de l’article, « le Conseil d’Etat ne manifeste aucune volonté de voir progresser le don d’organe dans notre pays, tout en proposant des évolutions qui le feront diminuer ». « Interdire ou limiter l’accès à un soin lorsque la demande croît comporte le risque de voir se développer trafic et marchandisation dans des pays pauvres et moins regardants, c’est-à-dire les réalités mêmes que l’on veut combattre », relate le quotidien.
Source: Le Monde